PS : une décomposition inachevée

Pris en tenaille entre La République en marche et la France insoumise, le PS n’en finit pas de se déliter. Sa reconstruction, sous quelque forme que ce soit, paraît bien hypothétique.

Michel Soudais  • 5 juillet 2017 abonné·es
PS : une décomposition inachevée
© photo : Zakaria ABDELKAFI/AFP

Y croire encore. Un peu. Espérer. Henri Weber, longtemps chargé de la formation au sein du parti au poing et à la rose, et éternel optimiste, résume ainsi dans une tribune publiée par Marianne (25 juin) le sentiment de la plupart des responsables de son parti : « Le Parti socialiste n’est pas mort, mais son pronostic vital est engagé. » Certes, comme on le rappelle rue de Solferino, le PS est encore à la tête de nombreuses collectivités locales ; il conserve un important réseau d’élus. Mais aux municipales de 2014, marquées par la perte de quelque 160 villes de plus de 9 000 habitants, il n’en a pas moins perdu près de la moitié, soit 30 000 environ.

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Politique
Publié dans le dossier
Le PS est mort, vive la gauche !
Temps de lecture : 6 minutes