Sélection : vers la fin de l’université universelle ?
Près de 90 000 jeunes se retrouvent sans affectation pour la rentrée 2017. Face à cet échec, le gouvernement veut renouveler l’enseignement supérieur en imposant une sélection à l’entrée.

Au lendemain de la troisième phase d'Admission post-bac (APB), ils sont 90 000 bacheliers et étudiants en réorientation, à ne pas savoir où ils iront en septembre. Parmi eux, Louisa, bac S récemment acquis, fulmine : « J'ai fait cinq vœux à l'université, dans des secteurs et domaines différents. Je ne suis pris dans aucun ! » Comme elle, ils sont 10 000 à ne pas avoir eu de place en licence, des formations qui, pourtant, sont ornées d'une pastille verte sur APB, indiquant que l'entrée y est garantie. « C'est un énorme gâchis », a dénoncé lundi 17 juillet sur France Inter Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Fustigeant la sélection par tirage au sort, l'ancienne présidente de l'université de Nice s'est engagée à y mettre fin en 2018, au profit d'un nouveau type de