Dossier : Glyphosate : Monsanto, ennemi public n°1

Glyphosate : Monsanto, ennemi public n°1

La Commission européenne se réunit les 5 et 6 octobre et devrait prendre position le 23 sur la « réhomologation » de la substance active du Roundup, l’herbicide star de la firme.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Depuis le 1er octobre, Monsanto n’est plus le bienvenu au Parlement européen. Le refus de l’entreprise américaine de participer à une audition sur les « Monsanto Papers » a été le caprice de trop. Derrière cette polémique, se cache le glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide star de la firme. La Commission européenne devrait s’exprimer les 5 et 6 octobre sur sa « réhomologation » pour la décennie à venir, mais cette question tourmente l’Union européenne depuis près de deux ans. Querelles scientifiques, publicités mensongères, conflits d’intérêts, lobbying… Monsanto ne recule devant rien pour conserver la mainmise sur le monde des pesticides. Mais l’étude de l’OMS accusant le glyphosate d’être « cancérogène probable pour l’homme » a changé la donne. L’onde de choc est immédiate dans la société civile, et aux quatre coins du monde. La parole des victimes, notamment des agriculteurs, se libère, les procès se multiplient, les médias enquêtent et les lanceurs d’alerte redoublent d’énergie pour contrecarrer les plans de Monsanto, fondés sur un slogan aujourd’hui dépassé : « Sans produit chimique, la vie elle-même serait impossible »…

À lire dans ce dossier :

La société civile passe à l’attaque

Tractations européennes

Christian Vélot : « Les lobbys ont pénétré l’édition scientifique »


Haut de page

Voir aussi

Articles récents