Les ravages de Trump

Retrait des États-Unis de l’Unesco et refus de « certifier » l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien : les deux décisions de Trump sont calamiteuses, mais il faut en souligner les limites.

En 24 heures, les 12 et 13 octobre, Donald Trump a brisé encore un peu plus de porcelaine dans le grand magasin de la diplomatie internationale. Le 12, il a annoncé le retrait des États-Unis de l’Unesco, l’agence de l’Onu pour l’éducation, la science et la culture, immédiatement imité par Israël ; et le lendemain, il annonçait son refus de « certifier » l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Deux décisions largement inspirées par le gouvernement israélien, vent debout contre l’accord signé avec l’Iran par Barack Obama. L’État hébreu n’a cessé de protester contre le statut d’observateur accordé à la Palestine par l’Unesco et, récemment encore, contre le classement d’Hebron, « ville palestinienne », au patrimoine mondial. Si les deux décisions de Trump sont évidemment calamiteuses, il faut cependant en dire les limites. Le retrait de l’Unesco ne sera effectif que fin 2018. En attendant, les États-Unis, réduits à l’état d’observateur, n’alourdiront plus une dette qui s’élève déjà à 506 millions d’euros. Et ils pourront exercer un chantage au retour pour tenter d’infléchir les positions de l’agence de l’Onu dans le conflit israélo-palestinien.

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