Se parler, un processus décisionnel

Certains modes de décision rénovent l’idée de démocratie en impliquant davantage les citoyens, à l’échelle d’un quartier, d’un village ou d’un mouvement.

Patrick Piro  et  Vanina Delmas  • 11 octobre 2017 abonné·es
Se parler, un processus décisionnel
© photo : CITIZENSIDE/Adolfo Lujan/Citizenside/AFP

L’espoir d’une démocratie plus participative a guidé les participants de Nuit debout pendant plus de trois mois. La parole libre de l’assemblée populaire s’est quotidiennement heurtée aux difficultés de se concrétiser en actes, et le vote, souvent controversé, s’est finalement révélé indispensable. Le processus de la prise de décision est devenu progressivement le garant de la légitimité démocratique et un terrain d’expérimentations. La commission démocratie a tenté de changer les règles en échelonnant le scrutin sur une semaine entière pour laisser le temps de débattre et d’amender les propositions, sur la place ou en ligne. Mais les blocages ont perduré. La parenthèse Nuit debout s’est inspirée de différents mouvements, comme Occupy Wall Street ou les Indignés en Espagne, et, malgré les échecs, a fait émerger l’utopie d’une société dans laquelle parler ensemble pour mieux décider serait le

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Monde
Publié dans le dossier
À quoi sert la parole politique ?
Temps de lecture : 9 minutes