Pourquoi l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera abandonné

Début décembre, la commission de médiation doit remettre son rapport sur ce projet ardemment combattu depuis plusieurs années. Une façon de l’enterrer – enfin – en y mettant les formes ?

Cinquante ans. Un demi-siècle d’attente. C’est le délai que les habitants de la région de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) auront dû concéder aux pouvoirs publics avant de voir scellé le sort d’un projet d’aéroport né d’ambitions mirifiques à la fin des années 1960. Remisé cependant pendant plus de deux décennies, ranimé à la fin des années 1990 sous l’aiguillon d’enjeux politiques locaux, il est devenu, depuis cinq ans, le point de ralliement d’un impressionnant mouvement d’opposition implanté partout en France. Début décembre, après cinq mois d’auditions, la commission de médiation investie par Nicolas Hulot remettra son rapport. Le ministre de l’Écologie se prononcera alors sur le sort du projet. L’imagine-t-on un instant endosser un arbitrage gouvernemental confirmant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Scène surréaliste pour celui qui s’en affiche opposant depuis longtemps, et qui vient de manger son chapeau, il y a trois semaines, en reculant sur la fermeture des réacteurs nucléaires [1]. Le « premier écologiste de France » démissionnerait avant d’en arriver à cette humiliation. Un fiasco politique à coût élevé pour Emmanuel Macron, qui n’a aucune raison d’y consentir.

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