Yémen : mort d’un autocrate

Ali Abdallah Saleh était aussi un grand opportuniste et un grand corrompu.

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Il avait gouverné sans partage le Yémen pendant 33 ans, avant d’être renversé par le soulèvement populaire, en février 2012. Ali Abdallah Saleh, 75 ans, est mort lundi, probablement assassiné par ses anciens alliés houthis.

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Grand opportuniste, et grand corrompu (il avait, selon une mission de l’Onu, amassé une fortune évaluée entre 32 et 60 milliards de dollars dans l’un des pays les plus pauvres du monde), il avait longtemps combattu férocement les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, avant d’opérer un spectaculaire renversement d’alliance au lendemain de sa destitution. Il était depuis cinq ans un protagoniste central de la guerre civile qui a fait près de 9 000 morts depuis l’engagement de l’Arabie saoudite, en 2015. D’abord réputé homme des États-Unis, il s’était rapproché de l’Iran, avant, à quelques jours de sa mort, de se dire prêt à un accord avec l’Arabie saoudite… donc des États-Unis.


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