Au PS, un fauteuil pour quatre
Qui prendra la suite de Jean-Christophe Cambadélis au prochain congrès du Parti socialiste ? Zoom sur deux des quatre postulants, Olivier Faure et Emmanuel Maurel.
dans l’hebdo N° 1488 Acheter ce numéro

© nJACQUES DEMARTHON/AFP
Ils seront donc quatre, et pas un de plus. Le Parti socialiste a beau avoir l’air d’un « grand cadavre à la renverse », pour reprendre les mots de Sartre définissant la gauche de son époque, la compétition entre les candidats au poste de premier secrétaire ne s’annonce pas moins rude. La seule femme en lice, Delphine Batho, qui promettait de ruer dans les brancards, s’est fait barrer la route par l’appareil, lequel s’est paré au dernier moment de nouvelles règles plus strictes dans le dépôt des candidatures au congrès.
Comme un réflexe d’auto-défense, le parti d’Épinay, exsangue, se referme un peu plus sur lui-même. Vu le profil des quatre hommes qui briguent sa direction, on peine à croire qu’un renouveau salvateur sortira du prochain congrès, organisé début avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Stéphane Le Foll est plus hollandais que François Hollande lui-même. Luc Carvounas, l’ancien vallsiste repenti, qui arrive même aujourd’hui à attirer certains hamonistes (Mathieu Hanotin ou Régis Juanico), incarne tout ce que le PS peut avoir d’incompréhensible. Olivier Faure, lui, fait preuve d’une plasticité idéologique utile pour prendre le parti, mais qui le condamne dans le même temps à creuser le sillon de l’échec de la synthèse hollandaise. Reste Emmanuel Maurel, le candidat de l’aile gauche, laquelle ne pèse sans doute plus très lourd dans ce parti déchiré entre sociaux-démocrates et sociaux-libéraux…
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