Espagne : La chute de la maison Rajoy

Le PSOE de Pedro Sanchez pourrait tenter de redorer son blason par le déblocage de la situation en Catalogne.

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La branche était bien pourrie : il aura suffi d’une semaine pour faire passer à la trappe le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, dont le Parti populaire (PP) était embourbé depuis des années dans des scandales de pots-de-vin. « Un authentique système de corruption institutionnelle » pour la justice, qui a condamné, le 24 mai, 27 cadres du PP à de fortes amendes et à un total cumulé d’une centaine d’années de prison ferme.

Pedro Sanchez (parti socialiste, PSOE) (photo) a sauté sur l’occasion. Sa motion de censure contre le gouvernement a été adoptée le 31 mai par 180 voix sur 350. Ses 84 députés ont été rejoints par les élus Podemos, mais aussi des indépendantistes catalans et des régionalistes basques, qui font payer à Rajoy son intransigeance dans la crise catalane.

Sa chute plonge l’Espagne dans l’incertitude politique. Car Sanchez, bien que minoritaire, ne veut pas de ministres Podemos, et de nouvelles élections semblent inéluctables avant 2020, terme du mandat actuel. Mais le PSOE, faible dans les sondages, ne s’y presse pas, alors qu’Albert Rivera, le Macron espagnol, pourrait rafler la mise avec son parti Ciudadanos (centre droit).

Le PSOE pourrait tenter de redorer son blason par le déblocage de la situation en Catalogne. S’il est aussi opposé que le PP à son indépendance, Sanchez se dit prêt à dialoguer avec Barcelone.


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