« La démocratie brésilienne est dans un état d’extrême fragilité »
Mônica Benício, militante des droits humains, a repris le flambeau des luttes portées par sa compagne, Marielle Franco, assassinée en mars à Rio.
dans l’hebdo N° 1520 Acheter ce numéro

Sa présence, où transparaissent la détermination et la peine du deuil en cours, dégage une émotion palpable dans le public. Mônica Benício, 32 ans, était la compagne de Marielle Franco, dont l’assassinat, le 14 mars à Rio, a bouleversé bien au-delà du Brésil. Elle est actuellement en tournée en Europe pour inciter les forces citoyennes et les États à faire pression sur la justice brésilienne, muette sur le cas. Nous l’avons rencontrée à Genève, à l’occasion du premier Forum mondial des alternatives du réseau Emmaüs international.
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Votre engagement militant est fortement lié aux discriminations que crée l’espace urbain à Rio de Janeiro. Comment se manifestent-elles ?
Mônica Benício : J’ai vécu toute ma vie dans la favela de Maré, à Rio. À l’adolescence, j’ai pris conscience de l’immensité des inégalités sociales entre les