Dernier objectif du gouvernement : écraser

Seule annonce d’Édouard Philippe avant l’acte IX des gilets jaunes : une mobilisation policière démesurée et une nouvelle loi pour brider le droit de manifester. Loin d’une réponse politique.

Michel Soudais  • 9 janvier 2019 abonné·es
Dernier objectif du gouvernement : écraser
© photo : Christophe Castaner, Benjamin Griveaux et Édouard Philippe, le 18 décembre à l’Assemblée nationale. crédit : Lionel BONAVENTURE/AFP

Après la compréhension, la répression. Le regain de mobilisation des gilets jaunes le week-end dernier, qui a parfois viré à l’affrontement entre forces de l’ordre et manifestants, a pris de court le gouvernement. La veille, à l’issue du premier conseil des ministres de l’année, son porte-parole, Benjamin Griveaux croyait encore que « l’acte VIII » de ce mouvement confirmerait la décrue observée les semaines précédentes, plus d’un mois et demi après le début de la crise. L’exécutif estime, comme l’a dit Édouard Philippe sur TF1, lundi 7 janvier, avoir « répondu » aux « demandes [des gilets jaunes] relatives au pouvoir d’achat » avec les « mesures d’urgence massives, plus de 10 milliards d’euros » adoptées par le Parlement le 21 décembre. Il assure enfin avoir répondu avec l’organisation d’un grand débat national à la seconde demande du

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