Pour les communs sociaux

À rebours du modèle néolibéral d’« entreprise sociale », l’ESS doit se redéfinir autour de pratiques de coopération et d’autogouvernement. Et dessiner une société de partage.

Christian Laval  et  Pierre Sauvêtre  • 14 février 2019 abonné·es
Pour les communs sociaux
© crédit photo : STÉPHANE DE SAKUTIN/AFP

L’ESS, on le sait, constitue un ensemble hétérogène. Ce constat est parfois prétexte à un certain mépris – voire à un déni – de sa puissance alternative. Mais, d’un autre côté, un discours trop homogène et idéalisant sur les vertus de l’associationnisme ou du coopérativisme s’attire les foudres d’une critique réaliste qui n’a guère de mal à mettre au jour l’écart souvent immense entre ce que l’ESS dit d’elle-même par la voix de certains de ses porte-parole et la réalité vécue par ses acteurs.

L’ESS, il faut le répéter, est un terrain de lutte politique que deux grandes options divisent : la ligne néolibérale de l’entreprise et la ligne émancipatrice des communs. L’une est désormais bien élaborée et même tout à fait officialisée sous

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Économie
Temps de lecture : 8 minutes