Jeux olympiques : plus vite, plus haut, plus fort… Et plus cher !

D’ampleur inflationniste par nature, les méga-événements sportifs tels que le Mondial de football et surtout les Jeux olympiques et paralympiques sont d’implacables gouffres financiers qui mettent parfois les États à genoux.

Patrick Piro  • 25 avril 2024 abonné·es
Jeux olympiques : plus vite, plus haut, plus fort… Et plus cher !
Le stade de France en train d’être adapté pour les Jeux olympiques.
© Miguel MEDINA / AFP

Voir les Jeux olympiques et paralympiques de Paris… et la fin de l’obésité financière, le respect de l’environnement, la rentabilité des équipements, un bénéfice social pour des régions défavorisées ? Depuis une quinzaine d’olympiades, été et hiver, les pays organisateurs déclinent leurs engagements comme autant de promesses non tenues. Les grandes compétitions : un sport qui se joue entre dupes, et à la fin ce sont les budgets publics qui trinquent. Convoitées pour le prestige et le rayonnement planétaires qu’elles offrent, elles sont malades de gigantisme.

À l’origine, une mécanique interne implacable : les organismes aux manettes de ces grands événements – Jeux olympiques et Coupe du monde de football au premier rang – sont obnubilés par la quête de l’universalisme. Le Comité international olympique (CIO) tout comme la Fédération internationale de football association (Fifa) aspirent à enrôler le maximum de pays dans leurs compétitions. Les premiers Jeux de l’ère moderne, en 1896, comptaient 12 nations participantes ; elles étaient 121 en 1972 ; elles seront 206 à Paris en juillet.

Les premiers Jeux, en 1896, ­comptaient 12 nations participantes ; elles seront 206 à Paris. 

Certes, si les qualifications pour la Coupe du monde masculine de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent
Économie 27 août 2026

Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent

Invités par le Medef, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier ont débattu face à Gabriel Attal, Marine Le Pen, Édouard Philippe et Bruno Retailleau sur la dette, la fiscalité ou les salaires. Ils ont tenté de remporter quelques points sur des sujets chers aux libéraux.
Par Lucas Sarafian
Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs
Récit 27 août 2026 abonné·es

Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs

Si le lobby patronal a tenté, ces dernières semaines, de faire entendre que les salarié·es sont aussi les « partenaires » des patrons, ses adhérent·es ont eu droit, sans surprise, à un show contre l’État social lors de « La REF », son événement de rentrée à Roland-Garros. Récit.
Par Céline Martelet
« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »
Entretien 3 juillet 2026

« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »

Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Par Vanina Delmas
Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?
Luttes 3 juin 2026

Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?

Les congrès des principales centrales ont lieu en ce moment. Pouvoir d’achat, retraites, assurance chômage : tour d’horizon des sujets de préoccupations.
Par Céline Martelet, Alix Garcia et Juliette Heinzlef