Violences policières : La Macronie « assume » son arsenal ultra-répressif

Le gouvernement a décidé de durcir le maintien de l'ordre et de remplacer le préfet de police de Paris.

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Dépassé par la casse des Champs-Élysées lors de l’acte 18 des gilets jaunes, samedi 16 mars, le gouvernement a décidé de durcir son arsenal sécuritaire. « Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l’usage » des lanceurs de balle de défense (LBD), a déploré lundi Édouard Philippe, y voyant une des causes de l’étendue des exactions des casseurs.

Samedi, ces « consignes de retenue » invoquées aussi par Laurent Nunez ont tout de même fait huit blessés à la tête par LBD, dont un éborgné, et quatre par grenades…

L’argument n’en permet pas moins de justifier le limogeage du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, de son directeur de cabinet et du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne. Il est remplacé par Didier Lallement.

Ce préfet à poigne, connu pour sa gestion calamiteuse des manifestations à Bordeaux, aura à cœur d’appliquer le maintien de l’ordre musclé voulu par le gouvernement : interdiction de manifester dans certains quartiers, dispersion immédiate des rassemblements non autorisés et interpellation des manifestants qui y prendraient part, arrestations préventives, large capacité d’initiative laissée aux forces sur le terrain, usage décomplexé des LBD, utilisation de moyens nouveaux (drones, liquides marquants, vidéo).

À « être ferme, il y a plus de risques », admet Édouard Philippe, qui les « assume », tandis que Christophe Castaner demande sur France Inter d’« arrêter de parler de violences policières ». Le 15 mars, aux Assises du journalisme, son collègue à la Culture, Franck Riester, s’était pourtant ému de celles « subies par les photographes de presse »


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