Sea Watch 3 : « Carola a appliqué le droit à la lettre  »

Infirmier à bord du Sea Watch 3, Hugo raconte les conditions qui ont conduit la capitaine du navire à accoster en Italie, « dans l’intérêt de son équipage et des personnes secourues ».

Ingrid Merckx  • 3 juillet 2019 abonné·es
Sea Watch 3 : « Carola a appliqué le droit à la lettre  »
© photo : Carola Rackete arrêtée par la police italienne dans le port de Lampedusa, le 29 juin. crédit : Anaelle LE BOUEDEC/AFp

Infirmier volontaire sur le Sea Watch 3, où il a effectué huit missions depuis 2017, Hugo explique le fonctionnement de l’association allemande et de son équipage de 22 personnes, dont deux journalistes. Tout se passe en anglais sur ce bateau, où l’équipage a été préparé aux règles de sécurité, à la situation politique en Méditerranée, au contexte légal, au déroulement d’un sauvetage et au suivi humain et psychologique des rescapés.

À lire aussi >> Le Sea Watch 3 force le blocus européen

Qui est Carola Rackete, la capitaine du Sea Watch 3 ?

Hugo : Carola Rackete a commencé à faire des missions en 2016 en parallèle de son activité : elle est officière de marine marchande, surtout sur des bateaux scientifiques en Antarctique. Son arrestation est la suite logique de la répression qui s’abat sur les navires de sauvetage. Quand j’ai fait ma première mission sur le Sea Watch 3, elle était second. C’est quelqu’un d’extrêmement sérieux dans son travail. Elle a l’habitude de piloter dans des

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