« Ad Astra », de James Gray : tempérament céleste
Dans Ad Astra, James Gray réinvente la conquête de l’espace à travers un personnage d’astronaute chargé de retrouver son père du côté de Neptune.
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Autant le dire d’emblée : Ad Astra n’a pas la profondeur du film précédent de James Gray, The Lost City of Z, ce chef-d’œuvre. Il en a toutefois la splendeur : Ad Astra (« Vers les étoiles », en latin) ne comporte quasiment aucune image de paysages ou de décors naturels. L’action se déroule quasi intégralement dans l’espace : sur la Lune, sur Mars ou à proximité de Neptune. C’est la voie ouverte à toutes les inspirations visuelles. James Gray et sa directrice artistique, Christa Munro, ne s’en sont pas privés. Ils signent ici un somptueux opéra de couleurs,
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