À Hénin-Beaumont : s’opposer au RN, « un sport de combat »

Emmenée par l’écologiste Marine Tondelier, la gauche mène une âpre campagne contre le maire d’extrême droite, Steeve Briois, qui harcèle depuis six ans toute opposition dans sa commune.

Olivier Doubre  • 26 février 2020 abonné·es
À Hénin-Beaumont : s’opposer au RN, « un sport de combat »
© Marine Tondelier a fédéré sur sa liste toute l’opposition au RN.FRANCOIS LO PRESTI/AFP

Steeve Briois, aujourd’hui, c’est devenu Greta -Thunberg ! » ironise Marine Tondelier, leader (EELV) de l’opposition au maire d’extrême droite d’Hénin-Beaumont, en tendant ses tracts sur le marché de cette commune de 26 000 âmes, située dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, historiquement socialiste depuis la Libération.

Après vingt années d’un patient travail de terrain, Steeve Briois, enfant du pays, a été élu maire en 2014 dès le premier tour, avec 50,25 % des suffrages. Et il fut un temps où lui et ses sbires, déjà solidement installés à l’hôtel de ville, concentraient leurs attaques contre la « bobo parisienne » Marine -Tondelier en raison de son engagement écolo, présumé éloigné des soucis de la population. Mais ici comme ailleurs, dans cette région durement frappée par une désindustrialisation massive, les atteintes à l’environnement et les effets du réchauffement climatique font aujourd’hui partie des préoccupations quotidiennes. Et si l’attaque avait déjà du mal à porter il y a quelques années (l’élue est très connue localement puisque son grand-père tenait l’une des pharmacies du centre-ville et que ses parents exerçaient ici comme -médecins), les temps ont changé : la conscience de la nécessité de mener d’urgence une transition écologique paraît -largement répandue dans la commune. Au point que le maire et son équipe s’affichent désormais comme des défenseurs « convaincus » de l’environnement et de la biodiversité…

Ce contexte explique sans doute pourquoi le projet alternatif de promotion de l’écologie politique est plus convaincant aujourd’hui

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Politique
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