Le chœur embrasé des féminismes

Plusieurs ouvrages et revues soulignent la vigueur des recherches, historiques et présentes, sur les droits des femmes.

Olivier Doubre  • 9 mars 2022 abonné·es
Le chœur embrasé des féminismes
Marche contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2021, à Strasbourg.
© Abdesslam Mirdass / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le pluriel dans les titres des ouvrages saute aux yeux. Il était d’ailleurs l’une des premières revendications, fondamentale et préalable, des militant·es féministes qui, avant même la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF), en 1970, durent se battre pour l’imposer. Présente avec une dizaine de camarades lors de l’acte de naissance du MLF en France, le 26 août 1970, devant l’Arc de Triomphe, lorsqu’elles déposèrent une gerbe « à la femme du soldat inconnu », la chercheuse Christine Delphy a souvent raconté ces innombrables épisodes où les féministes revendiquèrent ce pluriel, dans les débats et les médias. Car, comme les hommes, les femmes, « moitié » (pourtant majoritaire, à environ 52 %) de la population humaine, sont par définition multiples. Et elles ne sauraient être essentialisées dans le singulier « la » femme – même si on entend encore trop souvent le 8 mars présenté comme la « Journée des droits de la femme ».

Comme tous les grands mouvements politiques ou toutes les familles de pensée, le féminisme comporte évidemment de nombreuses tendances, organisations, sensibilités, convictions. Nous devons donc appréhender les féminismes, notamment les plus récents – ou présents.

Abolitionnisme, Antigone, cisgenre, « écoféminisme (radical) », éducation

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