« Cendrillon », de Joël Pommerat : Ne pas s’en laisser conter

Dix ans après sa création, Joël Pommerat reprend sa Cendrillon. Drôle et violente, sa version dit avec délicatesse les affres de l’enfance.

Anaïs Heluin  • 1 juin 2022 abonné·es
« Cendrillon », de Joël Pommerat : Ne pas s’en laisser conter
© Cici Olsson

Le conte, pour Joël Pommerat, relève d’un « parti pris d’écriture qui consiste à décrire des faits fictionnels comme s’ils étaient réels (1) ». Selon cette définition, que l’« écrivain de spectacles »(il préfère ce terme à celui de « metteur en scène ») formule dans un livre qu’il a écrit en 2010 avec Joëlle Gayot, il y a donc du conte dans toutes les pièces qu’il crée depuis la fondation de sa Compagnie Louis Brouillard en 1990.

Dans sa fragmentaire Réunification des deux Corées (2013), par exemple, toutes les sortes de couples fictifs qui se succèdent pour questionner la nature du sentiment amoureux ont la forte apparence de réalité recherchée par l’artiste dans sa pratique du conte. C’est aussi le cas des femmes, des hommes et des robots de son dernier spectacle, dont le titre,

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes