« Je n’ai pas choisi cette vie, je n’étais qu’une enfant »

Parmi les femmes encore prisonnières des camps kurdes, certaines ont été emmenées très jeunes par des parents radicalisés. Elles n’ont pas été rapatriées en priorité.

Nadia Sweeny  • 24 août 2022 abonné·es
« Je n’ai pas choisi cette vie, je n’étais qu’une enfant »
© Photo : Delil Souleiman/AFP.

Vous saviez qu’ils étaient extrémistes… Pourquoi, quand on m’a imposé le voile à 10 ans sous prétexte que j’étais pubère, vous n’avez rien fait ? J’étais qu’une gosse, merde ! » Ces quelques lignes couchées par Julia* en juin 2019 sur une feuille arrachée d’un cahier d’écolier sont adressées à sa famille et à la société française. La jeune femme, alors prisonnière à Al-Hol avec ses deux enfants, dit avoir été emmenée par le mari que ses parents lui ont choisi. « On m’a imposé de me marier à un extrémiste… Je n’avais

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