Boire la tasse et partir

L’écrivaine-voyageuse Lucie Azéma publie un récit historique et très personnel sur le thé, proche du conte. Un bijou de délicatesse.

Zoé Neboit  • 23 novembre 2022 abonné·es
Boire la tasse et partir
© Dans un train en Ouzbékistan, le 25 décembre 2021. (Photo : Lucie Azema.)

L e thé est une boisson en mouvement qui avance de l’Orient vers l’Occident, à rebours des grands voyages de l’Histoire. » Ainsi nous emmène Lucie Azema sur les traces de cette boisson millénaire – la légende situe sa naissance en 2737 avant notre ère, lorsque des feuilles se détachèrent fortuitement d’un théier pour tomber dans la tasse brûlante de l’empereur chinois Shennong, qui ne buvait son eau que bouillie.

Que les sceptiques se ravisent : choisir le thé comme sujet d’un essai était un pari risqué, mais la trentenaire le relève avec brio. Serait-ce parce qu’elle semble avoir plus de souvenirs que si elle avait mille ans ?

Car L’Usage du thé fonctionne comme un carnet de voyage intime au détour duquel l’autrice nous révèle les rituels, mythes et histoires immergés au fond de sa tasse. Déjà, son premier essai, Les femmes aussi sont du voyage (Flammarion, 2021), donnait le ton. Lucie Azema est une voyageuse au long cours, telles au siècle dernier et au précédent Alexandra David-Néel, Ella Maillart ou Susie Carson Rijnhart.

Sa passion pour le thé est indissociable de ses propres voyages. Tout comme l’histoire du breuvage croise elle-même les routes de l’Extrême-Orient

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Thierry Discepolo : « Pourquoi les auteurs ont-ils attendu plusieurs années pour partir de Grasset ? »
Entretien 17 avril 2026 abonné·es

Thierry Discepolo : « Pourquoi les auteurs ont-ils attendu plusieurs années pour partir de Grasset ? »

Le fondateur de la maison indépendante et engagée Agone offre un regard acéré sur les péripéties de la carrière d’Olivier Nora, « ponte » influent depuis des décennies de l’édition française.
Par Olivier Doubre
Des poètes pour sauver le monde
Idées 17 avril 2026 abonné·es

Des poètes pour sauver le monde

Aurélien Vandal s’interroge sur le pouvoir de la poésie face aux souffrances, aux inégalités et à l’oppression. Dans un ouvrage très original, il propose huit portraits et textes de « veilleurs » dont les vers apportent un espoir de résistance aux dominations.
Par Olivier Doubre
Marc-André Selosse : « S’occuper de la biodiversité est une preuve d’humanisme »
Entretien 15 avril 2026 abonné·es

Marc-André Selosse : « S’occuper de la biodiversité est une preuve d’humanisme »

Le professeur de microbiologie au Muséum national d’histoire naturelle plaide pour la reconnexion de notre société au vivant, et l’émergence d’alternatives agroécologiques pour protéger le monde agricole et les citoyens des ravages des pesticides. Dans De la biodiversité comme un humanisme, petit livre très accessible, il allie vulgarisation et la défense de la biodiversité.
Par Vanina Delmas
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre