À Mayotte, les funestes conséquences du sabordage de l’hôpital
Dans un contexte de pénurie d’eau courante au risque sanitaire certain, l’île est touchée de plein fouet par le manque de soignants. Si l’insécurité et les coupures d’eau expliquent en partie ce défaut d’attractivité, d’autres causes sont responsables, comme le climat de tension inhérent à l’opération Wuambushu.
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© Dominique Cenec
"Tous les services sont perturbés. On manque considérablement de médecins. Qu’il s’agisse de spécialistes, de généralistes, de sages-femmes, d’urgentistes. On manque vraiment de tout à Mayotte. » Du haut de ses vingt ans d’expérience au sein du centre hospitalier de Mayotte (CHM), Echati Mchami observe avec amertume la déliquescence de celui-ci. « L’ambiance a changé. Il y a une surcharge de travail. Il suffit d’un pépin et les gens se chamaillent. Ça n’a rien à voir avec l’époque où tu allais travailler avec le sourire », déplore celle qui endosse également la casquette de secrétaire générale de la
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