« Les leviers pour changer d’orientation éducative n’ont jamais été aussi forts »
Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, analyse les incertitudes qui entourent cette rentrée scolaire inédite. Mais aussi son espoir que cette situation « mette à mal le rouleau compresseur macroniste ».
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© Christophe ARCHAMBAULT / AFP
C’est inédit. Du jamais vu sous la Ve République. Lundi prochain, près de 12 millions d’enfants et d’adolescents et près d’un million de professeurs feront leur rentrée… sans ministre de l’Éducation en poste. En effet, c’est toujours Nicole Belloubet, ministre démissionnaire, qui garde les plantes de la rue de Grenelle. C’est donc sans grandes annonces que cette rentrée se prépare. Mais avec un lot d’incertitudes nombreuses, notamment sur la mise en place du « choc des savoirs » voulu par Gabriel Attal et largement contesté par le monde éducatif. Des incertitudes sur lesquelles Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, principal syndicat de la fonction publique, espère construire pour enrayer la machine du tri social.
Comment abordez-vous cette rentrée pas comme les autres ?
Benoît Teste : C’est une rentrée très particulière. Mais il ne faut pas se voiler la face. Elle va ressembler aux précédentes parce qu’on reste dans une politique de dégradation et de fragilisation de l’école publique. Ceux qui mènent cette politique sont encore en poste malgré leur défaite dans les urnes. C’est scandaleux que Mme Belloubet soit toujours au pilotage : la rentrée scolaire n’est pas une affaire courante !
La rentrée scolaire n’est pas une affaire courante !
Justement, de nombreuses
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