Contraception : cette pilule qui ne passe plus
En 1967, les Françaises obtiennent le nécessaire droit à la contraception. Près de soixante ans plus tard, de plus en plus de femmes hétérosexuelles dénoncent l’inégale répartition de cette question dans leur couple.

Il était optimiste, le discours du député Lucien Neuwirth pour faire adopter la loi légalisant la contraception : « Un pas considérable vers une nécessaire amélioration des conditions d’existence de la femme, laquelle a supporté seule, jusqu’à présent, tout le poids de la fécondité. »
Certes, c’est un immense soulagement pour les femmes hétérosexuelles de ne plus vivre dans la peur des grossesses non désirées. Certes, elles sont de plus en plus nombreuses à avoir accès à ce droit fondamental dès 1974, lorsque l’État rembourse enfin les contraceptifs médicaux. Mais, cinquante ans après, le poids de la contraception pèse toujours sur les mêmes corps.
En France, 70 % des femmes qui ne souhaitent pas tomber enceintes ont recours à des méthodes de contraception féminines. Pourtant, ce sont les hommes qui sont fertiles tout au long du mois, et durant bien plus d’années que les femmes. Une énorme disparité pourtant moins importante qu’avant la « crise de la pilule ». Dans les années 2010, en effet, des premiers cas d’AVC imputés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux sont médiatisés.
Cette ordonnance a été renouvelée par des gynécos pendant huit ans sans que personne ne la remette en question.
ElsaLa pilule magique tombe de son piédestal et la société commence à s’interroger sur les effets secondaires vécus par les femmes. En trois ans, le recours à
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