Syrie : massacre en terre alaouite, le péril communautaire
En représailles aux attaques de miliciens alaouites, encore sans doute à la solde du frère du tyran Assad, les forces de sécurité et groupes affiliés du nouveau régime syrien se sont livrés à un déchaînement de violence, faisant 1 300 morts. Le retour du mal endémique de la Syrie ?

© AFP
Les premiers coups de feu ont été tirés, le 6 mars, par des miliciens alaouites sans doute encore à la solde du terrible Maher al-Assad, frère du tyran déchu. Seize gardes défendant des barrages de sécurité ont été tués dans la région côtière du nord-ouest de la Syrie, peuplée majoritairement d’Alaouites, qui ont la malheureuse et simpliste réputation d’avoir soutenu l’ancien régime. Quelques semaines auparavant, déjà, les anciens partisans de Bachar s’étaient opposés à la capture d’un tortionnaire recherché par les forces du nouveau régime.
On a d’abord pu penser que le nouveau président, Ahmed al-Charah, allait contrôler la situation. Cet espoir s’est rapidement révélé vain. « Les forces de sécurité et des groupes affiliés » se sont livrés à un déchaînement de violence qui a fait 1 300 morts, dont 830 civils alaouites, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Le massacre n’a épargné ni les femmes ni les enfants. Les tueurs sont probablement tous issus du mouvement très composite Hayat Tahrir al-Cham (HTC), qui a renversé Bachar al-Assad en décembre dernier.
FragilisationAhmed al-Charah s’est empressé
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