Assistants parlementaires du RN : Nicolas Bay plaide la négligence et donne le ton du procès
À la veille de l’audition de Marine Le Pen, la défense du RN a vacillé durant celle de l’eurodéputé Nicolas Bay. Un avant-goût des futures audiences qui donne le ton : « Il n’y avait pas d’intention » de détourner des fonds.

© Alain JOCARD / AFP
Lundi 19 janvier, à la cour d’appel de Paris, Nicolas Bay et son ex-assistant parlementaire Timothée Houssin ont tenté d’endosser la nouvelle ligne de défense du Rassemblement national : concéder que certaines tâches partisanes ont été payées par le Parlement européen, tout en assurant n’avoir jamais eu conscience de commettre un délit. Mais à l’audience, la défense s’est grippée.
Face au dossier, les magistrats ont pointé les incohérences, l’absence de traces de travail parlementaire pour l'assistant et les versions successives, jusqu’à l’agacement. Une répétition générale, à la veille des auditions de Julien Odoul et surtout de Marine Le Pen, prévues le mardi 20 janvier.
FN, Zemmour puis Marion MaréchalDéputé européen depuis 2014, ancien secrétaire général du FN puis vice-président du parti, Nicolas Bay a longtemps été un rouage central du système lepéniste. Il a quitté le RN en 2022 pour rejoindre Reconquête avant de se rapprocher de Marion Maréchal. Condamné en première instance à douze mois de prison dont six avec sursis (aménagés sous bracelet), à 8 000 euros d’amende et à trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, il vient en appel défendre une séquence qui dépasse son cas personnel.
À la barre, l’eurodéputé joue le mea culpa. « J’ai cheminé, j’ai compris ce qui m’était reproché. Je ne suis pas dans une forme de déni. » Mais quand la présidente lui demande s’il reconnaît les faits de détournement, Nicolas
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