« La gauche ne peut pas abandonner. Nous avons le devoir de gagner »
Deux continents, un combat. L’une, Janette Zahia Corcelius, résiste aux raid de l’ICE, la police anti-immigration de Trump. L’autre, Anzoumane Sissoko, lutte pour la régularisation des étrangers depuis vingt-quatre ans. Une rencontre pour penser la résistance transatlantique contre l’autoritarisme et les répressions anti-migratoires.
dans l’hebdo N° 1913 Acheter ce numéro

© Maxime Sirvins
Que représente cette rencontre pour vous aujourd’hui ?
Anzoumane Sissoko : Elle est très importante. Nous avons été impressionnés par les mobilisations aux États-Unis qui ont rassemblé des millions de personnes. Ce sont parfois d’autres pays qui nous donnent des leçons, notamment l’Espagne, qui régularise de nombreuses personnes sans papiers, alors qu’en France on n’arrive pas à renouveler les titres de personnes déjà en situation régulière. Nous avons toujours à apprendre d’autres mouvements.
Janette Zahia Corcelius : Cette rencontre représente la construction d’un pont, une manière de créer des liens de solidarité pour le présent et pour l’avenir, à la fois pour la France et pour les États-Unis. Ma mère est marocaine. Mon peuple a été colonisé par la France, et je pense que les peuples colonisés dans le monde doivent se rassembler.
Les politiques anti-immigration et l’extrême droite progressent à l’échelle internationale. Comment
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