Les fausses notes racistes de l’industrie musicale

Si les artistes issus des minorités dominent les top titres français, les réflexes postcoloniaux continuent de façonner les légitimités, les imaginaires et, finalement, un grand nombre de carrières.

Lola Dubois-Carmes  • 19 juin 2026 abonné·es
Les fausses notes racistes de l’industrie musicale
Aya Nakamura chante place Vendôme à Paris, le 23 juin 2024.
© Marc Piasecki / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

La performance est historique, surtout pour une femme. 240 000 personnes sont venues fin mai applaudir au Stade de France la chanteuse francophone la plus écoutée au monde, Aya Nakamura. « Cet exploit peut donner l’impression qu’un plafond de verre s’est brisé, mais il ne suffit pas à déconstruire toute une industrie, relève Sébastien Lagrave, directeur du festival Africolor, destiné à diffuser de la musique du continent africain dans toute sa diversité. Il

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