Thierry Labica : « Mal élu, Keir Starmer n’a fait qu’une politique de droite agressive »
L’enseignant au département d’études anglophones de l’université de Nanterre, revient sur les causes de la démission du Premier ministre britannique, ses promesses trahies, sa grande impopularité, son action au sein du Labour pour chasser toute son aile gauche. Et dresse le portrait ambigu du travailliste Andy Burnham, son successeur.
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© Maxime Sirvins
Maître de conférences en civilisation britannique à l’université Paris Ouest Nanterre, Thierry Labica est un fin observateur de la vie politique outre-Manche. Parmi ses derniers ouvrages : L’hypothèse Jeremy Corbyn: Une histoire politique et sociale de la Grande Bretagne depuis Tony Blair (éd. Démopolis, 2019), avec une préface de Ken Loach.
Beaucoup de commentateurs en France ont analysé la chute de Keir Starmer comme une prolongation de l’instabilité du Brexit, qui a eu lieu il y a exactement dix ans. Partagez-vous une telle analyse ?
Je pense que c’est un présupposé complètement erroné. On pouvait dire que toute la campagne de 2019, l’élection de Boris Johnson et la défaite du Labour en 2019 étaient entièrement centrées sur le Brexit. Johnson avait fait campagne pendant des mois sur « Get Brexit
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