Berbessa, plongée intime en passé colonial
Mathématicienne, historienne et écrivaine, Michèle Audin, fille de Maurice Audin, militant communiste et anticolonialiste algérien, mort sous la torture des paras français en 1957, revient, dans ce livre achevé peu avant son décès, sur son histoire familiale.
dans l’hebdo N° 1923 Acheter ce numéro

© AFP
Berbessa… Le nom en arabe veut dire « bon puits » et désigne un lieu habité, où l’eau était disponible. Il se situe dans la Mitidja, contrée réputée plutôt inhospitalière, voire « ingrate et cruelle », par les premiers colons arrivés en Algérie dans le sillage des fourgons de l’armée française qui, dans les années 1840, peinait à achever sa « pacification ». Une « pacification » synonyme de crimes de guerre ou contre l’humanité (crimes alors « inconnus » en droit), entre incendies de villages par centaines, massacres de masse, viols, assassinats et autres enfumades asphyxiant des
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