Intellectuels dans l’air du temps

Des intellectuels « médiatiques » et des journalistes affichent leur soutien aux dogmes néolibéraux. Du dénigrement de la grève de 1995 à la défense du oui au traité européen, petite revue des révérences de l’idéologie dominante.

Olivier Doubre  • 8 novembre 2007 abonné·es

Souvent présentée comme naturelle ou de «~bon sens~», la promotion du néolibéralisme en matière économique (avec parfois en parallèle un conservatisme autoritaire en matière politique ou de moeurs) constitue l'objet de nombre de discours de nos intellectuels «~médiatiques~» nationaux. Sans être exhaustif, quelques noms suffisent à renseigner sur la catégorie~: Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, Jacques Marseille, Elie Cohen, etc. Un petit groupe de personnes qui parvient à occuper de façon quasi ininterrompue presse écrite, radios et télévisions par de multiples interventions (livres, articles, chroniques, participations à des talk shows ). Cette caractéristique du «~paysage audiovisuel français~» est aujourd'hui bien connue, notamment grâce aux travaux de Serge Halimi [^2] ou d'Henri Maler et de l'association Acrimed. Quant au contenu, le petit livre offensif d'Éric Hazan, directeur des éditions La Fabrique, intitulé LQR [^3] a montré avec force les effets de cette « novlangue » du néolibéralisme contemporain qui, insidieusement, creuse le sillon d'une «~propagande au quotidien~» dans les médias, la publicité, les supermarchés, au travail ou dans la rue, pour ainsi «~travailler chaque jour à la domestication des esprits~» . Euphémismes, tournures, « évitement des mots du litige » (par exemple classes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« L’extrême droite reste la principale menace des démocraties »
Entretien 13 juillet 2026 abonné·es

« L’extrême droite reste la principale menace des démocraties »

Marine Le Pen sera bien candidate à l’élection présidentielle de 2027. Et ce malgré sa condamnation en appel, le 7 juillet, pour détournement de fonds publics. Le politologue américain Steven Levitsky analyse son attitude face à la justice en la comparant avec celle d’autres populistes frappés par des affaires judiciaires dans le monde.
Par Juliette Heinzlef
Primaire à gauche : les socialistes choisissent le huis clos
Récit 10 juillet 2026 abonné·es

Primaire à gauche : les socialistes choisissent le huis clos

Les militants socialistes décident d’embarquer leur parti dans une primaire réservée aux seuls adhérents du PS et de Place publique. Selon ses détracteurs, le processus est taillé pour Raphaël Glucksmann. Olivier Faure est mis en minorité dans son propre parti.
Par Lucas Sarafian
Feuilleton judiciaire de Marine Le Pen : trois questions et deux scénarios
Justice 8 juillet 2026

Feuilleton judiciaire de Marine Le Pen : trois questions et deux scénarios

Si l’attention politique et médiatique s’est resserrée autour de la candidature de la cheffe de file du Rassemblement national pour 2027, l’agenda judiciaire ne doit pas être occulté.
Par Céline Martelet
Marine Le Pen : à peine condamnée, déjà en campagne  
Récit 8 juillet 2026 abonné·es

Marine Le Pen : à peine condamnée, déjà en campagne  

La cheffe de file du Rassemblement national commence sa campagne présidentielle coûte que coûte, après un pourvoi en cassation suite à sa condamnation en appel. La quadruple candidate veut lancer le récit de sa propre résurrection face à un « système » qui voudrait sa peau. Et gomme la naissance d’une ligne libérale portée par Jordan Bardella.
Par William Jean