À l’écoute du mouvement social ?

Le PS participera aux manifestations pour les libertés, l’Éducation nationale et les retraites, avec 2012 pour objectif.

Michel Soudais  • 2 septembre 2010 abonné·es

Est-ce l’amorce d’un tournant historique ? En 2012, a professé Martine Aubry à La Rochelle, le Parti socialiste ne veut « pas seulement une victoire par défaut parce que le pays ne voudrait plus du sarkozysme » . Son ambition, a-t-elle expliqué en substance, est d’être « le parti d’un nouvel espoir et d’un nouveau départ » , assez attractif pour permettre, cette fois, aux Français qui se plaignent d’avoir « souvent voté contre quelqu’un ou quelque chose » de « voter pour ». Dans un parti dont un grand nombre d’élus ne détiennent leur fonction qu’au bénéfice du « vote utile », le propos est suffisamment inouï, surtout dans la bouche de la Première secrétaire, pour ne pas être relevé. « Pour nous, assure encore Mme Aubry, la politique consiste à régler les problèmes des gens, et non à régler des comptes avec le camp adverse. Nous ne voulons pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour porter l’espoir. »

Cet espoir peut-il être celui des manifestants qui s’apprêtent à battre le pavé le 4 septembre pour défendre les libertés menacées par la

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

La résilience, boussole pour le monde à venir
Inégalités 12 juin 2026 abonné·es

La résilience, boussole pour le monde à venir

Alors que les crises sociales, démocratiques et écologiques nourrissent partout le sentiment d’impuissance, des résistances citoyennes dessinent d’autres possibles. Cécile Duflot plaide pour faire de la résilience collective une force politique capable de combattre les inégalités, défendre l’État de droit et redonner espoir face aux replis nationalistes et aux logiques de renoncement.
Par Cécile Duflot
2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite
Présidentielle 11 juin 2026 abonné·es

2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite

L’eurodéputé veut s’imposer au sein de l’espace social-démocrate en parlant à la gauche, mais pas seulement. Plus risqué, il souhaite l’emporter face à l’extrême droite en reprenant ses totems, comme la défense de la nation.
Par Lucas Sarafian
Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés
Récit 11 juin 2026 abonné·es

Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés

Olivier Faure, contesté dans son propre parti, rêve de rassembler la gauche non-mélenchoniste et d’embarquer Raphaël Glucksmann. Tandis que l’eurodéputé ne se voit pas partir sans le PS mais se rapproche surtout des opposants internes au premier des roses. Dialogue de sourds.
Par Lucas Sarafian
« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »
Entretien 11 juin 2026

« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »

Le sociologue et politiste Philippe Corcuff estime qu’une candidature sociale-libérale pourrait bénéficier d’un espace électoral temporaire en France. Mais considère que la social-démocratie est en crise.
Par Lucas Sarafian