À l’écoute du mouvement social ?

Le PS participera aux manifestations pour les libertés, l’Éducation nationale et les retraites, avec 2012 pour objectif.

Michel Soudais  • 2 septembre 2010 abonné·es

Est-ce l’amorce d’un tournant historique ? En 2012, a professé Martine Aubry à La Rochelle, le Parti socialiste ne veut « pas seulement une victoire par défaut parce que le pays ne voudrait plus du sarkozysme » . Son ambition, a-t-elle expliqué en substance, est d’être « le parti d’un nouvel espoir et d’un nouveau départ » , assez attractif pour permettre, cette fois, aux Français qui se plaignent d’avoir « souvent voté contre quelqu’un ou quelque chose » de « voter pour ». Dans un parti dont un grand nombre d’élus ne détiennent leur fonction qu’au bénéfice du « vote utile », le propos est suffisamment inouï, surtout dans la bouche de la Première secrétaire, pour ne pas être relevé. « Pour nous, assure encore Mme Aubry, la politique consiste à régler les problèmes des gens, et non à régler des comptes avec le camp adverse. Nous ne voulons pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour porter l’espoir. »

Cet espoir peut-il être celui des manifestants qui s’apprêtent à battre le pavé le 4 septembre pour défendre les libertés menacées par la

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Politique
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