La rentrée chaotique de l’UMP
L’unité affichée par le parti de la majorité à la tribune de son campus à Marseille n’est pas parvenue à cacher les divisions qui minent le camp présidentiel.
dans l’hebdo N° 1167 Acheter ce numéro

François Fillon et Jean-François Copé côte à côte, entourés de l’ensemble des ministres du gouvernement. L’image finale du campus de l’UMP, dimanche, à Marseille, en présence d’un peu plus de 3 000 militants survoltés, pouvait être trompeuse. Même le Figaro ne s’y est pas laissé prendre : « 2012 oblige, le Premier ministre et le patron du parti majoritaire ont mis en scène leur rapprochement de façade », titrait lundi le quotidien de Serge Dassault. Du reste, si François Fillon a éprouvé le besoin, à la fin de son discours, de demander à toutes les composantes de l’UMP de prendre « trois engagements » -- « rester unis autour du président de la République », « porter haut nos valeurs et défendre notre action », « continuer à bâtir notre projet parce qu’il n’y a pas de victoire électorale sans domination intellectuelle » --, c’est bien parce que cela n’allait pas de soi.
À quelques mois de l’élection capitale, l’équipe dirigeante de l’UMP a voulu faire de ce campus -- c’est le nom donné à son université d’été -- « le coup d’envoi de la campagne présidentielle ». « Un combat que