Faut-il publier les frais des députés ?
L’indemnité pour frais de mandat des députés paraît bien opaque à de nombreux citoyens. André Chassaigne et Barbara Pompili sont favorables à une déclaration sur l’honneur de chaque député sur l’utilisation de ces crédits. Et le premier propose d’en demander le détail, tandis que la seconde préconise un contrôle aléatoire par tirage au sort.
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Tout d’abord, je voudrais expliquer ce que touche un parlementaire et de quelle manière. Chaque député perçoit trois types d’indemnités. Son indemnité personnelle, qui est en quelque sorte son salaire (dont le montant est connu, 5 514 euros) ; le « crédit collaborateurs » (9 138 euros), destiné à rémunérer des assistants, dont les cotisations sociales patronales sont versées par le budget de l’Assemblée ; enfin, l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), qui se monte à 6 412 euros.
Pour ma part, je prélève près de 11 % de cette dernière pour augmenter mon « crédit collaborateurs », afin de payer une partie du salaire de mon quatrième assistant. Par ailleurs, je verse, comme les autres membres, 1 500 euros à notre groupe pour son fonctionnement et pour rémunérer des collaborateurs spécialement dédiés au groupe. Et je conserve tous les relevés concernant mes frais, qu’une de mes collaboratrices archive chaque mois.
La proposition du président de l’Assemblée consistait à prélever – ce que je fais déjà – environ 10 % de l’IRFM pour les reporter sur le « crédit collaborateurs », c’est-à-dire à mettre plus d’argent sur l’emploi, afin qu’avec davantage d’assistants on puisse améliorer encore la qualité du travail parlementaire. Et puis le président a demandé que l’on fasse une déclaration sur l’honneur quant à nos dépenses, déposée
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