Drogues : ouvrir des salles de conso ?
Plusieurs villes en France se sont déclarées volontaires pour l’ouverture de lieux de consommation de drogues à moindre risque. Laurence Cohen y voit une démarche de santé publique, tandis que Samia Ghali craint que cette initiative ne soit un préalable à la légalisation.
dans l’hebdo N° 1232-1234 Acheter ce numéro
En tant qu’élue nationale, je considère qu’il est important et nécessaire d’ouvrir des salles de consommation à moindre risque (SCMR). Le sujet, finalement, ne fait pas polémique outre mesure dans le monde politique puisqu’on voit des collectivités locales dirigées par des élus de toutes sensibilités, de droite comme de gauche, qui se sont déclarées volontaires pour ouvrir de telles salles. En effet, celles-ci offrent d’abord la possibilité de renouer le contact avec des publics en danger, et coupés de tout lien avec les structures sanitaires, d’aide et d’accueil. Ces publics se mettent en danger dans le sens où ils consomment des drogues dans des conditions d’hygiène déplorables, ce qui entraîne de graves problèmes de santé pour eux-mêmes, mais aussi pour l’ensemble de la population, notamment en termes de contamination par les hépatites et le sida.
Implanter ces salles de consommation, c’est aussi permettre de réapprendre le « vivre-ensemble » dans un certain nombre de quartiers. Cela peut paraître paradoxal, mais c’est pourtant ce que montre l’ensemble des études sur l’impact de ces salles dans les pays où elles ont été installées, en premier lieu chez certains de nos voisins européens, comme la Suisse, l’Espagne ou les Pays-Bas. Ce type de structures favorise en effet la paix sociale de quartiers où des usagers consommaient auparavant des drogues illicites, en particulier par
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