Israël : oh, les beaux discours !
Le nombre des colons est passé en vingt ans de 115 000 à 329 000. Combien de discours comme celui de François Hollande pendant toutes ces années ?
dans l’hebdo N° 1278 Acheter ce numéro
Quand un Président français se rend en Israël et en Palestine, il y a les mots qu’il se doit absolument de prononcer et il y a ceux qui ne sont pas obligatoires, et peut-être même, pas nécessaires. Pour ce qui est des premiers, François Hollande n’a pas failli. Il a récité son petit catéchisme diplomatique avec une application toute chrétienne. Il n’a pas manqué de rappeler que la France est favorable à un « règlement négocié pour que les deux États, ayant tout deux Jérusalem pour capitale, puissent coexister en paix et en sécurité ». Tardivement, il a même fini par évoquer la colonisation. « Tardivement », parce que c’est en Palestine, et devant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu’il a pour la première fois demandé l’ « arrêt total et définitif de la colonisation ». Mais au mauvais
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