Juliette : « On n’est pas nombreux à déconner »

Sur son dernier album, Juliette emprunte à différents imaginaires, renouvelant ses engagements et son sens aigu de la dérision.

Ingrid Merckx  • 6 février 2014 abonné·es

Juliette est arrivée super remontée contre la manif de l’avant-veille, Jour de colère. A commandé un allongé avant d’embrayer sur son spectacle qui entame sa tournée, insistant sur les musiciens avec qui elle travaille depuis vingt ans, sa « troupe ». Un mélange de sérieux et de malice, un peu comme sur la pochette de son dernier album, Nour, réplique solaire et binoclarde à la lunette lunaire de Georges Méliès. « Finger in the nose ».

Vous glissez des petits mots pour l’auditeur dans la pochette de votre disque. Dont un qui invite à l’écouter au moins une fois en entier et dans l’ordre. Comment comprendre cette adresse à l’heure de l’écoute à la découpe ?

Juliette : Tous les artistes prêtent attention à la manière dont les morceaux s’enchaînent sur un disque. On calcule même la durée des blancs entre les chansons ! Les plateformes de téléchargement proposent une approche de la musique qui m’embête un peu : elles entérinent le format court et le saucissonnage. Ce petit mot que je glisse est un clin d’œil complice, car je sais bien qu’ a priori, quand on achète un disque, c’est pour l’écouter au moins une fois en entier. J’ai pris grand soin à ces petites

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Musique
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

Mélissa Laveaux : « Mon travail a toujours été de faire entendre la voix des personnes invisibilisées »
Entretien 22 juillet 2026 abonné·es

Mélissa Laveaux : « Mon travail a toujours été de faire entendre la voix des personnes invisibilisées »

Depuis des années, la chanteuse franco-canadienne ne cesse de dynamiter la scène musicale, entre célébration de la mémoire et mise en lumière de figures queers et féministes oubliées. Politis est allé à la rencontre d’une artiste hors normes, qui a partagé en mars dernier son cinquième album.
Par Bérénice Paul
« Flame Folclòre », folk de feu
Musique 17 juillet 2026 abonné·es

« Flame Folclòre », folk de feu

Délivrant de très percutants chants polyphoniques occitans, le duo féminin Cocanha s’offre une belle tournée estivale après la parution de son incandescent nouvel album.
Par Jérôme Provençal
À YardLand, la fête devient un acte politique
Récit 1 juillet 2026 abonné·es

À YardLand, la fête devient un acte politique

Pour sa troisième édition, les 3, 4 et 5 juillet, à l’hippodrome de Vincennes, YardLand réunit plusieurs univers musicaux issus des cultures populaires et afrodescendantes. Au-delà de sa programmation artistique, le festival s’est imposé comme un espace musical et de rencontres associatives et citoyennes.
Par Kamélia Ouaïssa
« Partir de Gaza a sauvé mon art »
Portrait 26 juin 2026 abonné·es

« Partir de Gaza a sauvé mon art »

Mohammed Hilles est un violoniste gazaoui de 26 ans. Il y a un peu plus d’un an, il a été évacué de l’enclave palestinienne pour poursuivre ses études et sa musique en France. L’exil pour continuer de jouer. Mais à quel prix ?
Par Charlotte Gauthier