Laura Slimani : Graine de frondeuse

Présidente du MJS et fraîchement élue à la tête des Jeunes Socialistes européens, Laura Slimani, 25 ans, porte une conception du socialisme plus proche de Jaurès que de Manuel Valls.

Pauline Graulle  • 7 mai 2015 abonné·es
Laura Slimani : Graine de frondeuse
© Photo : Michel Soudais

Militera-t-elle encore au PS passé la trentaine ? C’est la question, plutôt curieuse, qui vient à l’esprit quand on rencontre Laura Slimani, présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). À l’entendre, force est de constater qu’elle ne partage rien, ou si peu, avec ses colocataires de la rue de Solférino, où elle et sa petite équipe occupent un bureau sombre, placardé d’affiches contre les contrôles au faciès et les OGM. Et quand on l’interroge sur ceux qui l’ont inspirée en politique, elle cite Cécile Duflot, Christiane Taubira ou Pablo Iglesias, le leader de Podemos… Bref, pas un socialiste à l’horizon !

Pour Laura Slimani, 25 ans, l’horizon, précisément, ne ressemble pas franchement à celui, prétendument moderne,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian