COP 21 : Un accord pour la petite histoire

Le texte adopté au Bourget est peu contraignant, et escamote les garde-fous pour les populations du Sud. Décryptage.

Patrick Piro  • 16 décembre 2015 abonné·es
COP 21 : Un accord pour la petite histoire

Historique. Mais pas au-delà du sens propre du terme : l’accord climatique dit « de Paris », loué avec emphase par les officiels et les négociateurs épuisés, larme à l’œil, est avant tout novateur parce que c’est la première fois qu’un texte de cette nature est signé par 195 pays, la quasi-totalité des nations de la planète. C’est un pas, mais un petit pas seulement. Il était indispensable, mais le sentiment donné par les déclarations, samedi soir, qu’il s’agit du pacte tant attendu « pour sauver la planète », est éminemment trompeur. Dossier archivé, donc ? Après avoir mobilisé les médias français pendant des semaines, il disparaissait des gros titres le lendemain même, chassé par le résultat des élections régionales.

« Escroquerie »

Réaction immédiate et cinglante d’Attac. François Hollande et Laurent Fabius, président de la COP 21 se félicitaient-ils, victorieux, de cet accord « ambitieux, juste, et juridiquement contraignant » comme ils l’avaient souhaité ? « Une escroquerie intellectuelle », qualifie Maxime Combes, porte-parole sur les enjeux climatiques. « Une mascarade », pour la

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Écologie
Temps de lecture : 5 minutes

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