Comment la loi Yadan entend « légiférer la censure » des voix pro-palestiniennes  

La proposition de loi Yadan, débattue ce jeudi 16 avril, suscite de vives inquiétudes en raison de son caractère jugé liberticide et son contenu flou. Avocats, associations et artistes redoutent un recul de la liberté d’expression. 

Kamélia Ouaïssa  • 15 avril 2026 abonné·es
Comment la loi Yadan entend « légiférer la censure » des voix pro-palestiniennes  
Rassemblement contre le projet de loi Yadan, à Paris, le 12 avril 2026. Cette proposition de loi sera débattue les 16 et 17 avril à l'Assemblée.
© Ian LANGSDON / AFP

D’un côté, Israël instaure la peine de mort pour les Palestiniens et poursuit ses bombardements massifs sur le Liban. De l’autre, en France, une proposition de loi souhaite apparenter à de l’antisémitisme toute critique de l’État d’Israël. Ce jeudi 16 avril, l’Assemblée nationale examine la proposition de loi portée par la députée apparentée Ensemble pour la République, Caroline Yadan, et soutenue par 90 parlementaires.

Le texte, qui prétend lutter contre les formes dites « renouvelées » de l’antisémitisme, suciste de vives contestations de la part d’organisations, dont l’association des Juristes pour le respect du droit international (Jurdi), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) suivis de mobilisations dans plusieurs universités parisiennes et

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