Pourquoi ils sont devenus véganes

Pour l’un, c’était la souffrance animale. Pour l’autre, des préoccupations de santé. Pour tous, c’est devenu un choix éthique et politique. Et un mode de vie assumé dans la sérénité. témoignages

Ingrid Merckx  • 23 novembre 2016 abonné·es
Pourquoi ils sont devenus véganes
© Photo : John MACDOUGALL/AFP

Les véganes vivent plutôt en ville, mais pas seulement. Ils sont plutôt écolos, mais se rattachent difficilement à un mouvement. Ils sont véganes à la maison, végétariens dehors, et jamais à 100 %, parce que ce choix implique de se passer de tout produit issu des animaux. Ça n’est pas une religion mais un choix politique, conséquence d’une prise de conscience de la souffrance que l’homme inflige à l’animal dans nos sociétés surconsuméristes. Ils se font donc à la fois critiques de l’agriculture intensive et de l’anthropomorphisme. Tantôt activistes, parfois extrémistes, ils sont souvent rationnels et très informés.

Kevin, 23 ans, Paris

Né « viandard » dans une famille de « viandards » de Dijon et petit-fils de chasseurs, Kevin a vu dépecer des animaux dès le plus jeune âge et sans trop d’états d’âme : « J’étais même assez moqueur avec les végétariens ; pour moi, le goût dominait. » À 17 ans, il est devenu végane en une semaine, sans passer par la case végétarisme. « Je suis allé au plus radical. » Le déclencheur ? « Des raisons éthiques liées à la souffrance animale. » Son cousin lui en avait parlé quand il avait 15 ans. À 17, cet enfant d’Internet se plonge dans des textes et des vidéos en ligne. Il découvre l’envers du décor. Et les recommandations de personnes référentes, comme le diététicien Jérôme -Bernard-Pellet. « Ça n’est

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Publié dans le dossier
Le véganisme est-il un humanisme ?
Temps de lecture : 8 minutes

Pour aller plus loin…

« Le 21 mars, à Nanterre, nous marcherons pour Nahel et contre les violences policières »
La Midinale 20 mars 2026

« Le 21 mars, à Nanterre, nous marcherons pour Nahel et contre les violences policières »

Samedi 21 mars, à 14 h 30, une marche pour Nahel et contre les violences policières se lancera depuis les abords du lycée Joliot-Curie à Nanterre. Après la requalification du meurtre en violences (mais avec le pourvoi en cassation du parquet), Mornia Labssi, militante antiraciste et co-organisatrice de la marche, est l’invitée de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur
Reportage 13 mars 2026 abonné·es

À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur

La tour 19 de la célèbre cité, comptant 38 étages et près de 180 logements, est privée de certains de ses ascenseurs depuis plusieurs mois. Une problématique qui s’ajoute à une insalubrité de plus en plus criante. Les habitants se mobilisent contre le bailleur, Nanterre Coop Habitat.
Par Pierre Jequier-Zalc
« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »
Entretien 13 mars 2026

« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »

Face à la maire Natacha Bouchart et à la poussée de l’extrême droite, la liste « Calais à gauche toute » veut rompre avec la politique d’hostilité menée contre les personnes exilées. Juliette Delaplace, figure associative et numéro deux de la liste, détaille comment une municipalité peut résister à la militarisation de la frontière.
Par Pauline Migevant
Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial
Enquête 12 mars 2026 abonné·es

Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial

Avec ses cadres issus de la sphère réactionnaire et ses financements catholiques anti-IVG, dont le Fonds du bien commun du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, Familya profite des caisses exsangues du Planning familial et de la négligence des pouvoirs publics pour asseoir sa vision conservatrice de la famille.
Par Chloé Bergeret