« Gilets jaunes » : La gauche cherche la bonne réponse
Les partis sont soucieux de se dissocier de l’extrême droite, et sont tiraillés par l’articulation à trouver entre écologie et justice sociale.
dans l’hebdo N° 1527 Acheter ce numéro

Alors que la gronde des gilets jaunes contre l’augmentation des prix à la pompe s’amplifie et que les appels à bloquer les axes routiers le 17 novembre prochain se multiplient, la discrétion de la gauche est révélatrice des difficultés nées de sa conversion (plus ou moins récente) à l’écologie politique. Si tous les partis s’en réclament désormais, ils doivent ici faire face aux ambiguïtés nées de l’opposition – du moins sémantique – imposée par le gouvernement entre social et écologie. « C’est la difficulté historique que connaissent les Verts, entre “ceux qui ont peur de la fin du monde et ceux qui ont peur de la fin du mois” », résume David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts. « Notre position est de dire que le carbone a un coût et qu’il ne faut pas minimiser son impact sur la santé : cancers, maladies cardiovasculaires, etc. »
Comment, en effet, défendre la protection de l’environnement et le pouvoir d’achat des Français, alors même que le gouvernement, dialectiquement, a choisi de les opposer ? Comment justifier l’utilité, l’impératif d’une fiscalité carbone face à des