« Nous sommes la gauche »
Près d’un million de personnes ont manifesté samedi dernier à Rome contre toutes les formes de précarité. Un signal fort lancé au gouvernement Prodi contre la dérive sociale-libérale du centre-gauche italien. Historique.
dans l’hebdo N° 973 Acheter ce numéro
« Ce sont nos primaires à nous ! » C'est par cette exclamation certes ironique mais déterminée que de nombreux manifestants qualifiaient la démonstration de force de samedi dernier à Rome, qui a vu défiler une bonne partie en Italie de ce que le sociologue Pierrre Bourdieu avait appelé en son temps la « gauche de gauche ». Une semaine plus tôt, samedi 13 octobre, trois millions de militants et sympathisants avaient en effet élu Walter Veltroni, actuel maire de Rome, à la tête du tout nouveau Parti démocrate, issu de la fusion de l'aile gauche de la démocratie-chrétienne et des héritiers de l'ancien Parti communiste italien (cf. Politis n° 972). Connu pour ses positions très modérées, le nouveau dirigeant, quelque temps auparavant, avait explicitement renié son passé communiste et certifié tout de go que la nouvelle formation serait là pour assurer une « stabilité » autant au centre-gauche italien qu'aux... « marchés » (sic) ! La manifestation-monstre du week-end dernier dans les rues de la capitale italienne semble donc une réponse
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
En Iran, au milieu des bombes, une école de jeunes filles réduite en poussière
Iran, Israël, États-Unis… Deux minutes pour comprendre la situation internationale
« La population iranienne est aujourd’hui prise en otage entre deux monstres »