La gauche du PS en ordre dispersé

Regroupement dans une motion commune de la gauche ou rassemblement avec Martine Aubry dans un pôle majoritaire ? La « gauche du PS » hésite sur sa stratégie en vue du congrès de Reims.

Michel Soudais  • 3 juillet 2008 abonné·es

*A lire aussi : **Premiers pas du NPA

Les congrès du PS obéissent à des rites qui, pour le profane, restent mystérieux. De l’extérieur du parti, la pluie de « contributions », dont les médias ont rendu compte ces derniers jours, passe volontiers pour de la cacophonie. Cette « phase des contributions », qui durera jusqu’au 20 septembre, permet à chaque sensibilité de présenter les questions qu’elle souhaite voir aborder au congrès. De la confrontation des préoccupations des uns et des autres naissent alors des rapprochements concrétisés par le dépôt de « motions », entre lesquelles les adhérents auront à trancher par un vote.

Le conseil national, qui s’est réuni le 2 juillet, devait enregistrer un peu plus d’une douzaine de « contributions générales ». C’est moins que lors du congrès du Mans, où on en comptait dix-huit. Néanmoins, à côté des contributions très médiatisées de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Martine Aubry ou François Hollande, on recense au moins cinq textes émanant de ce que l’on a

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian