Les rouges passent au vert
Le NPA et le PG se piquent d’écologie. Écosocialisme pour l’un, planification écologique pour l’autre, qui y consacre un forum ce week-end… Démarche sincère ou esbroufe ?
dans l’hebdo N° 1036 Acheter ce numéro
Pour beaucoup, c’est une surprise. Teintée de scepticisme. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et le Parti de gauche (PG) se déclarent écologistes. Avec plus ou moins d’insistance : « Notre logique politique, c’est de prendre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu’elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes ou du mouvement de l’écologie » , déclarait Olivier Besancenot, la semaine dernière, sur Canal +. Le 29 novembre, lors du meeting de lancement du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon dressait ce portait robot des militants du PG : « Nous sommes socialistes et nous sommes communistes, nous sommes écologistes, nous sommes passionnément républicains ; bref, nous sommes “de gauche”. » Dans les milieux écolos, l’engouement subit pour l’écologie des dirigeants de ces deux formations naissantes suscite curiosité et méfiance. Au vu d’un passé productiviste qui leur colle à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock, l’interrogation n’est pas illégitime. Effet de mode ou virage idéologique ? Le journal la Décroissance craint que ce verdissement des discours ne se résume à « un peu de développement durable supplémentaire ».
La gauche de gauche veut prendre le meilleur de l’écologie. Saget/AFP
Plus nuancée, la Verte Francine Bavay se « félicite [d’abord] que les questions écologiques soient reprises » . « Cela prouve, estime-t-elle, que plus personne ne peut faire de politique sans s’en
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