En vélo, pas d’esprit de clocher

Photographe, écrivain, auteur d’un livre consacré au cyclisme, Philippe Bordas décrit un spectateur généralement tranquille, loin des excès des supporters de foot.

Jean-Claude Renard  • 12 novembre 2009 abonné·es

Orée de siècle. Le dernier. Le cycle entame ses tours de roues inauguraux. À travers Forcenés  [^2], époustouflante symphonie littéraire autour du cyclisme (parue en 2008), Philippe Bordas relate les premiers temps des picaros. Quand « les anglomanes et les sportsmen abandonnent le cycle à la convoitise du bas. Les élites du début poussent le jeton sur le chic de l’automobile ». Échappée du rang, une « masse de décavés venus au vélo réalise une idée de surhomme presque nietzschéenne.  […] Le peuple disqualifié reprend la main.  […] Ces champions initiaux propagent leurs dissemblances. Ils servent de spécimens et prospèrent à la personnelle.  […] Le cyclisme naît de ces déclassés absorbés vers la preuve au mérite.  […] Henri Pélissier pénètre le barnum des pédaleurs. Les grandes courses classiques ont vingt ans. Il affirme sa façon

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Publié dans le dossier
La tribu des supporters
Temps de lecture : 5 minutes