Radovan Ivsic, un prince au pays des mots

Pour Radovan Ivsic, la poésie cessait d’être poésie quand elle abjurait son indépendance pour servir un homme ou un régime.

Denis Sieffert  • 14 janvier 2010 abonné·es

Quelque part dans Cascades, le poète et dramaturge Radovan Ivsic écrit : « Un mot ne m’a jamais trahi, c’est le mot NON. » Un non majuscule, transcrit tel quel dans l’édition Gallimard de ce recueil de textes écrits au mitan des années 1990 [^2].). Le refus de la compromission définit bien en effet cet homme d’intransigeance qui s’en est allé le 25 décembre, avec toute sa lucidité et son humour. Presque nonagénaire, il avait le visage intact de ses principes, et le regard perçant et transperçant de celui qui interroge votre sincérité. Un regard

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…