Annie Thébaud-Mony : « Le travail continue d’empoisonner les plus précaires, en toute impunité »

En 2012, la sociologue refusait la Légion d’honneur pour dénoncer l’invisibilisation des enjeux de la santé au travail. Quatorze ans plus tard, pour elle, les leçons des précédents scandales sanitaires n’ont pas été tirées. Elle se félicite cependant que les victimes n’hésitent plus à parler.

Céline Martelet  • 27 avril 2026 abonné·es
Annie Thébaud-Mony : « Le travail continue d’empoisonner les plus précaires, en toute impunité »
© Maxime Sirvins

Annie Thébaud-Mony est sociologue du travail et de la santé, directrice honoraire de recherche à l’Inserm. En 1995, avec le toxicologue Henri Pézérat et le lanceur d’alerte Patrick Herman, elle cofonde Ban Asbestos France. Cette association de lutte contre l’amiante a activement participé, en 1996, à la création de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva).

Vous avez consacré votre vie à traquer les liens entre les cancers et l’amiante, les pesticides, la radioactivité, les produits toxiques. Tout ce que les industriels tentent de cacher. Quarante ans après le début de votre combat, les choses ont-elles

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