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Politis  • 30 septembre 2010
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L’entretien accordé par François Fillon à France 2 a été très commenté. Avant même sa diffusion dimanche midi, une phrase était particulièrement montée en épingle : celle où le Premier ministre déclare que « Nicolas Sarkozy n’a jamais été [son] mentor ». Pour la plupart des éditorialistes, obnubilés par la perspective d’un remaniement, cette déclaration traduisait forcément la volonté de son auteur de s’affranchir de l’Élysée et manifester ainsi qu’il existe une vie après Matignon, etc. À l’écoute complète de l’entretien, c’est toutefois une autre interprétation qui s’impose : « Avec Nicolas Sarkozy, notre histoire, c’est l’histoire d’une alliance, dit François Fillon. J’ai accepté, j’ai choisi de le soutenir et de faire alliance avec lui parce qu’il m’a semblé que c’était le meilleur candidat pour gagner l’élection présidentielle. » « J’ai choisi de l’aider à être président de la République et je m’en félicite tous les jours », ajoute-t-il. Jadis séguiniste, le Premier ministre explique ainsi avoir fait un choix de carrière et non de conviction.

Les échos
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