Les gauches antilibérales se fédèrent
Europe Doté d’une nouvelle direction, plus collégiale, conduite par le communiste français Pierre Laurent, le Parti de la gauche européenne aimerait sortir de l’anonymat.
dans l’hebdo N° 1130 Acheter ce numéro

Dernière née des formations politiques européennes, le Parti de la gauche européenne (PGE) ou European Left, entend bien se faire entendre. À l’égal du Parti populaire européen, du Parti socialiste européen, du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs ou du Parti vert européen. Mais à la différence de ces formations, dont l’activité tourne essentiellement autour du Parlement européen, le PGE, qui rassemble désormais 26 formations à la gauche des partis sociaux-démocrates, communistes ou non, d’une vingtaine de pays, n’entend pas limiter son action aux seules institutions de l’Union européenne. Il veut aussi être aux côtés des mouvements sociaux qui, sur tout le continent, à des degrés divers, contestent les politiques décidées à Bruxelles. Favoriser leur rassemblement, mais aussi être à l’initiative de campagnes communes.
Cette volonté s’est largement exprimée dans les interventions des 250 délégués qui ont participé à son troisième congrès, qui s’est tenu à La Défense du 3 au